LA DIFFÉRENCE DE RELIGION PEUT-ELLE DEVENIR UN OBSTACLE DANS
LE MARIAGE?
La religion, si on lestime à sa juste valeur, touche au coeur de notre vie. Au fur et à mesure que cette vie sécoule, les données religieuses prennent une place prépondérante; ce qui est normal! Viennent les enfants et se pose le problème de leur éducation religieuse.
Il nest pas étonnant qualors semble saccentuer la différence des religions. Les époux cherchent une solution non seulement pour ce qui les concerne, mais surtout pour les jeunes êtres qui leur sont confiés.
Ce préambule situe le problème que lamour ne peut éluder. Ce problème est dimportance, et il faut laborder avant le mariage dans la sérénité, la prière et la franchise.
Il est évident quun mariage entre deux êtres dont la religion diffère peut fort bien réussir. Se développent une ouverture oecuménique et le respect mutuel.
Il nen est pas toujours ainsi. Refuser de le croire, cest se leurrer. Toute différence entre époux peut devenir un obstacle, surtout si elle touche à la religion. Surgit le danger dune mésentente profonde et, plus souvent, dune indifférence religieuse. Quant aux enfants, ils sont tiraillés entre les croyances de papa et celles de maman.
Cest pour cela que lÉglise voit là un empêchement de mariage; il faut alors une dispense pour se marier. Voici ce que prescrit la législation de lÉglise: Le mariage entre deux personnes baptisées, dont lune est catholique et lautre non, «est interdit sans la permission expresse de lautorité compétente» (Can. 1124). Tel est le cas des mariages mixtes.
Pour ce qui est du cas de disparité du culte, cest-à-dire du mariage dun conjoint catholique avec une personne non baptisée, lÉglise déclare un tel mariage invalide à moins dune permission accordée par lévêque moyennant certaines conditions (Can. 1086).
La partie catholique dun mariage mixte ou avec disparité du culte doit déclarer quelle est prête à écarter les dangers dabandon de la foi et quelle promet sincèrement de faire son possible pour que tous ses enfants soient baptisés et éduqués dans lÉglise catholique. Lautre partie doit être informée de ces promesses. De plus, les deux parties doivent être instruites des fins et des propriétés essentielles du mariage, qui ne doivent être exclues ni par lun ni par lautre des contractants (Can. 1125).
Le choix dun compagnon ou dune compagne de vie ne doit pas négliger laspect religieux de toute vie. Avant davancer sur le chemin dun amour à deux, amour indissoluble, quil y ait un dialogue sincère pour bâtir un foyer heureux, là où Dieu sera présent dans lunion des coeurs.
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