LE PEUPLE DE DIEU

UNE ÉGLISE PAUVRE N’ATTIRERAIT-ELLE PAS PLUS?

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Sans doute!

Mais l’Église, c’est vous et moi. Il serait trop facile de vouloir une Église plus désintéressée et pauvre, sans changer nos propres modes de vie.

L’Église n’est pas uniquement spirituelle. L’Église, c’est le peuple de Dieu en marche. Comme le Christ, l’Église est incarnée. Rêver d’une Église qui serait totalement dépourvue au point de vue matériel, ce serait se faire illusion, comme se firent illusion bien des hérétiques à travers l’histoire, les Joachim de Flore, les Spirituels, les Fraticelli, les Vaudois... Une telle conception de l’Église, le rêve d’une telle Église, hantent toujours des esprits chrétiens.

Une telle Église, uniquement spirituelle, serait-elle l’Église fondée par Jésus?

Cela dit, l’Église, comme son Fondateur, doit garder une option préférentielle pour les pauvres. En pratique, cela doit signifier quelque chose. Ainsi, il y a une saine théologie de la libération. À la suite de Medellin en 1968, de Puebla en 1979, des chrétiens et des chrétiennes, parmi lesquels des évêques et des prêtres, ont oeuvré et oeuvrent pour la suppression de criantes injustices sociales, qu’ils soient Oscar Romero, Helder Camara, l’abbé Pierre, Gustavo Gutiérrez, Willy Romélus ou autres.

Nous vivons dans un monde capitaliste... Si l’Église a condamné le communisme et le marxisme, elle a pris ses distances, dit le Pape, avec l’idéologie capitaliste, responsable de graves injustices sociales. Pie XI, déjà, stigmatisait l’impérialisme international de l’argent.

L’Église sera toujours appelée à donner l’exemple du détachement évangélique.


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