LE PEUPLE DE DIEU

POURQUOI L’ÉGLISE DÉFEND-ELLE AUX PRÊTRES DE PRENDRE UNE ÉPOUSE?

La Bible ne le défend pas, les diacres permanents et les pasteurs des autres dénominations le font, et ça ne va pas si mal.

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Les diacres permanents, une fois ordonnés, ne peuvent se marier, ni se remarier s’ils deviennent veufs.

Le célibat du prêtre est une richesse d’Église depuis près de deux mille ans. Très tôt, beaucoup de prêtres ont choisi la virginité pour le Christ. Tellement que l’Église fit du célibat consacré, du célibat pour le Royaume, une loi et une condition du sacerdoce! Ce célibat devint obligatoire au 4e siècle, d’après une législation qui remonte à cette époque; le concile de Latran, en 1139, l’a plus officiellement instauré.

Il y a exception pour les Catholiques de rite oriental qui, selon leurs coutumes, peuvent se marier avant l’ordination, mais non après.

Saint Paul écrit: «Je voudrais vous voir exempts de soucis. L’homme qui n’est pas marié a souci des affaires du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur. Celui qui s’est marié a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à sa femme; et le voilà partagé» (I Co 7, 32-33). «Il y a des eunuques», disait Jésus, «qui se sont eux-mêmes rendus tels en vue du Royaume des cieux; comprenne qui pourra!» (Mt 19, 12). Il ne faudrait pas pour autant et d’aucune façon dévaloriser la beauté du sacrement de mariage. La plus belle vocation est l’appel qui nous vient du Seigneur.

Forte d’une tradition qui remonte à ses débuts, je ne crois pas que l’Église autorise jamais le mariage des prêtres. Il en est de même pour l’Église Orthodoxe. Cependant, l’Église pourrait permettre, un jour, que des prêtres soient choisis parmi des hommes mariés de conduite exemplaire. Le mariage aurait alors lieu avant l’ordination à la prêtrise. C’est ce qui est autorisé depuis toujours dans l’Église Orthodoxe et dans l’Église Catholique de rite oriental. Cette Église Catholique de rite oriental représente environ 12 millions de Catholiques.

Malgré la pénurie des prêtres, le Pape maintient la loi de l’Église plutôt que de s’ajuster aux valeurs de la société contemporaine. Les avantages spirituels et pastoraux lui semblent plus importants.

L’Église exige le célibat ecclésiastique pour que le prêtre se donne généreusement au Seigneur; il est libre d’aimer totalement son unique épouse, l’Église, et de se dévouer pour elle. Le prêtre prolonge le Christ et suit son exemple. Par son célibat, le prêtre annonce le Royaume à venir (Directoire pour le ministère et la vie des prêtres, 58-59).

«L’Église, comme Épouse de Jésus Christ, veut être aimée par le prêtre de la manière totale et exclusive avec laquelle Jésus Christ Tête et Époux l’a aimée» (Pastores dabo vobis, 29).


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