POURQUOI BAPTISER LES PETITS ENFANTS QUAND LA FAMILLE NE PRATIQUE PAS?
Ne vaudrait-il pas mieux attendre lâge adulte?
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Dautres mécrivent: «Pourquoi ne pas baptiser les petits enfants, même quand leurs parents ne pratiquent pas? Faut-il pénaliser les enfants, les priver de cette grâce du salut?».
Tous les pasteurs font face à ce dilemme. Eux et les agents de pastorale savent que le baptême est le début dune vie sur-naturelle pour lenfant. Pour grandir dans cette vie, lenfant aura normalement besoin de ses parents.
Le souci pastoral de lÉglise nest pas là pour brimer le droit des enfants, mais pour le protéger! Non pour lui refuser un don de Dieu, mais pour lui permettre den jouir! Non pour lui fermer le ciel, mais pour ly orienter!
Il faut se référer à chaque cas. La foi des jeunes parents nest pas morte parce quelle est faible et mal nourrie. Ils révèlent souvent cette foi qui dort en eux en demandant le baptême pour leur enfant. Faut-il leur dire non tout bonnement?
Ne vaut-il pas mieux profiter de leur demande pour faire un bout de chemin avec eux? Nexiste-t-il pas une pastorale du baptême qui tient compte de la foi des parents?
Différer le baptême de lenfant peut ne rien régler. Cette solution empêche de recevoir la vie surnaturelle dès que possible. Elle ne mise pas sur la grâce de Dieu, sur la grâce du baptême reçu. La décision radicale de refuser le baptême, au moins de le retarder, nest heureusement pas fréquente. La présence de parrains ou de grands-parents chrétiens est un appui précieux en certains cas; elle permet despérer un accompagnement chrétien pour lenfant.
Dans le doute, il me semble préférable de baptiser, tout en voyant à la meilleure préparation possible au baptême. Nous devons éviter le jansénisme pastoral qui naccorderait le baptême quaux enfants de parents déjà adultes dans leur foi.
Le baptême demeure la porte des sacrements et une nécessité pour le salut, quil soit reçu ou, en certaines circonstances, désiré. Il délivre des péchés, rend enfant de Dieu et semblable au Christ; il incorpore à lÉglise (Can. 849).
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