POURQUOI LES PRÊTRES NE PERMETTENT-ILS PAS PLUS SOUVENT LA CONFESSION GÉNÉRALE?
Cest plus facile pour eux et pour les gens.
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Nul doute que ce soit plus facile, et même plus agréable! Mais est-ce mieux?
Du simple point de vue humain, la conscience ne se sent-elle pas plus apaisée, pacifiée, quand laveu est bien individuel et personnel? La rencontre individuelle avec un prêtre, représentant le Seigneur, intensifie les dispositions intérieures favorables à la conversion, à la réconciliation et à un nouveau départ vers la sainteté de vie. Pourvu quil ny ait pas de routine!
Les fautes furent personnelles, pourquoi pas la démarche du repentir et la demande du pardon? Je sais que, déjà, il en est ainsi dans la confession générale, mais, encore une fois, pas au même niveau, pas toujours avec la même intensité. Lillusion est facile.
Il demeure toujours vrai que la réconciliation individuelle des pénitents «constitue lunique manière normale et ordinaire de célébrer ce sacrement» (Jean-Paul II, La réconciliation et la pénitence, 32). À linstar du Curé dArs, les prêtres sont invités à pratiquer ce que Jean-Paul II appelait «lascèse du confessionnal».
Le Catéchisme de lÉglise catholique motive cet enseignement en disant: «La confession personnelle est la forme la plus significative de la réconciliation avec Dieu et avec lÉglise» (1484). Faut-il négliger cette doctrine parce quelle est lenseignement officiel de lÉglise?
Cette réconciliation individuelle comprend laveu des fautes, au moins des fautes graves, des conseils appropriés, et une absolution individuelle. Elle peut se faire au confessionnal, comme dans une salle de réconciliation.
Souvent, une séance de confessions individuelles est précédée dune cérémonie pénitentielle qui dispose les coeurs à recevoir la miséricorde de Dieu.
Lévêque diocésain peut autoriser la confession générale avec absolution collective, en cas de nécessité grave, selon certaines conditions (Can. 961, 962, 963). Elle lest dans plusieurs diocèses, surtout pendant le temps de lAvent et du Carême. Elle nest pas sans valoriser le progrès spirituel de nombreux croyants qui viennent se reconnaître pécheurs et recevoir le pardon de Dieu.
La forme du sacrement revêt de limportance, comme nous venons de le signaler, mais il ne faudrait pas sy limiter. Noublions pas les dispositions intérieures, le sens spirituel de cette démarche de réconciliation. Les résultats sont fructueux quand le coeur est bien disposé.
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CD191196