CERTAINS SACREMENTS

POURQUOI RIEN NE SE MANIFESTE APRÈS LE BAPTÊME ET LA CONFIRMATION?

Quand je vois les merveilles qu’opère le «baptême dans l’Esprit» chez certaines personnes (réveil de la foi, dons et charismes), je me demande pourquoi ces mêmes effets ne se font pas sentir dans les sacrements de baptême et de confirmation?

Est-ce parce que nous les avons reçus trop jeunes?

On a beau dire que tous les chrétiens sont remplis de l’Esprit Saint du seul fait de leur baptême, comment le croire si rien ne le manifeste extérieurement dans leur vie?

***

Vous avez raison,... mais il faudrait préciser.

Il n’est pas normal que le fait d’être disciple de Jésus, d’être baptisé et confirmé, d’avoir reçu l’Esprit Saint, ne paraisse pas. Au début de l’Église, la vie menée suite au baptême devenait une vie transformée et un témoignage non équivoque.

S’il n’en était pas ainsi, il y avait lieu de se questionner. C’est ce qui advint à saint Paul quand il arriva à Éphèse. Il lui semblait que quelque chose manquait aux chrétiens... Il leur demanda s’ils avaient reçu l’Esprit Saint... (Ac 19, 2). Ce qui leur manquait, c’était l’Esprit Saint!...

Il est normal que se manifeste l’action du Saint-Esprit reçu au baptême et à la confirmation. Vous avez raison de vous étonner.

Toutefois, je précise... Si cette présence de l’Esprit Saint doit produire des signes évidents, il ne faut pas limiter ces signes à certains charismes extérieurs, qu’il ne faut certes pas mépriser.

Je connais trop de chrétiens et de chrétiennes, mûs par l’Esprit, qui ne sont pas doués de certains charismes plus manifestes, mais qui possèdent les dons sanctifiants et les grands charismes de bonté, de sagesse, de prière, de discernement. En leur âme, mûrissent les fruits d’amour, de paix et de joie (Ga 5, 22).

Cela dit, une vie chrétienne, sous l’influence de l’Esprit, doit révéler de façon évidente cette présence de l’Esprit Saint qui ne vient jamais sans dons, charismes et bons fruits.

L’importance de l’Esprit Saint dans notre vie (Jn 16, 7ss) doit nous porter à nous laisser guider par lui (Ga 5, 16), sans l’éteindre par le péché (I Th 5, 19).


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