LA VIERGE MARIE, LES SAINTS ET LES SAINTES
EST-IL DANGEREUX DE TROP PRIER MARIE?
Si Jésus est au centre de votre vie, nayez aucune crainte de trop prier Marie! Peut-on légitimement séparer le Fils de sa Mère? LÉcriture Sainte nhésite pas à mentionner sa présence discrète et aimante près de son Fils.
La dévotion à Marie fait partie de notre héritage catholique. Les pays les plus fidèles à la foi chrétienne et catholique sont ceux dont la dévotion mariale est la plus ancrée.
Ne pouvons-nous pas affirmer cette vérité évidente que Jésus fut celui qui a témoigné à Marie, sa Mère, laffection la plus totale? Il a gratifié Marie de tous les privilèges, comme tout fils sait gâter celle à qui il doit la vie.
La Seigneur récompense celle qui a cru, qui lui a donné naissance, qui la nourri et éduqué, qui lui fut fidèle jusquau pied de la croix.
Na-t-il pas fait de Marie le chemin le plus rapide et le plus sûr vers lui?
Écoutons ce récit du cardinal Suenens: «Le jour où je fus ordonné évêque, quelques professeurs de luniversité de Louvain eurent la délicatesse denvoyer des fleurs à ma mère. Ce geste mest allé droit au coeur et ma servi plus dune fois pour dire à nos amis protestants: Nayez pas peur dhonorer Marie, cela va tout droit au coeur de son Fils» (Souvenirs et espérances, p. 38).
Lange disait à Joseph: «Ne crains pas de prendre chez toi Marie» (Mt 1, 20). Il nous suggère le même conseil.
Il faudrait mentionner les noms de tous les saints et saintes qui, à travers les âges, ont chanté Marie dans leurs écrits. Quil suffise den glaner quelques-uns: Ignace, Justin, Irénée, Éphrem, Ambroise, Augustin, Jean Damascène, Bernard, François, Dominique, Philippe Benizzi, Grignion de Montfort, Léonard de Port-Maurice, Alphonse-Marie de Liguori, Marie de lIncarnation, Marguerite Bourgeois, Mgr de Mazenod, Thérèse de lEnfant-Jésus, Maximilien Kolbe... Des centaines dInstituts religieux, masculins et féminins, se réclament du patronage de Marie.
Mue par lEsprit, lÉglise prêche Marie. Je me rappelle le texte extraordinaire de Vatican II (Lumen Gentium, chap. 8), le texte lumineux de Paul VI sur le culte de la Vierge Marie, celui de Jean-Paul II sur la Mère du Rédempteur...
Elle est admirable, elle, «la mère de mon Seigneur», disait Élisabeth inspirée par lEsprit (Lc 1, 41-43); et elle est imitable, la «servante du Seigneur» (Lc 1, 38), celle qui est bienheureuse parce quelle «a cru» (Lc 1, 45).
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