LA VIERGE MARIE, LES SAINTS ET LES SAINTES

L’EAU BÉNITE, UNE PETITE CROIX, LES SCAPULAIRES, LES MÉDAILLES...

Ce qu’on appelait des sacramentaux… Est-ce encore «catholique»? ou est-ce de la superstition comme certains le prétendent?

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Voici certains énoncés du Code de Droit canonique au sujet des sacramentaux:

«Les sacramentaux sont des signes sacrés par lesquels, d’une certaine manière, à l’imitation des sacrements, sont signifiés et obtenus à la prière de l’Église des effets surtout spirituels» (Can. 1166).

«Seul le Siège Apostolique peut constituer de nouveaux sacramentaux ou interpréter authentiquement ceux qui sont en usage, abolir ou changer certains d’entre eux» (Can. 1167).

«Le ministre des sacramentaux est le clerc muni du pouvoir requis; certains sacramentaux... peuvent aussi... être administrés par des laïcs ayant les qualités voulues» (Can. 1168).

Il est évident que certains objets religieux peuvent devenir des amulettes et des fétiches. Pour qui est enclin à la superstition, ils peuvent favoriser une religion magique, semblable à celle des peuplades primitives. La religiosité populaire peut utiliser des signes chrétiens pour nourrir des tendances païennes. Ce danger est réel et paralyse une religion chrétienne centrée sur le Christ.

Cela dit, je signale un autre danger. Il n’est pas illusoire, ni moindre que le précédent. C’est celui d’une religion froide, cérébrale et désincarnée. C’est celui d’une religion intellectuelle qui se veut spirituelle. C’est celui d’une foi qui méprise la religion populaire et la contribution des sens à une vie chrétienne intégrale.

La présence dans nos foyers du crucifix, d’images ou d’icônes, n’est pas sans créer une ambiance chrétienne. Le port respectueux d’une croix ou de médailles encourage une attitude de foi et sert de témoignage.

Il ne s’agit pas d’ostentation religieuse et d’une vie chrétienne qui ne serait qu’extérieure. Tout dépend de nos motivations profondes.

Trop de disciples du Christ ont substitué des objets profanes aux articles religieux. Par ailleurs, des non-chrétiens portent des croix d’or. N’y aurait-il pas lieu de comprendre la valeur des sacramentaux pour en faire un usage motivé et bénéfique?

L’utilisation discrète mais réelle de l’eau bénite ou d’objets bénits sera une aide pour nous comme elle le fut pour d’autres dans le passé. Ne pas se servir d’articles religieux, c’est sacrifier un moyen de grandir dans la foi et d’exprimer nos convictions.

L’essentiel n’est pas dans les sacramentaux, mais leur usage ne doit pas être négligé.


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