LA SEXUALITÉ ET LA BIOÉTHIQUE

JE M’EFFRAIE DE TOUS CES DÉVELOPPEMENTS: EMBRYONS CONGELÉS, CLONAGE...

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La science a accompli des pas de géant ces dernières années. Nous ne pouvons refuser ces développements, couper court à toutes les expériences, nier le bien qui peut en résulter. Mais vous avez motif de vous effrayer.

Il arrive à la biomédecine de s’aventurer sur des voies aberrantes et fort dangereuses pour l’avenir de l’humanité. Je pense à la congélation d’embryons, aux embryons «surnuméraires», à la vivisection embryonnaire...

Vous parlez aussi du clonage (reproduction identique d’individus). Il faut s’en inquiéter particulièrement. Une première «photocopie» d’embryon humain aurait réussi aux États-Unis en 1993. La porte est ouverte pour «cloner» des embryons humains pour de futures greffes de tissus ou d’organes. Il devient aussi possible de choisir des enfants surdoués à partir d’embryons «clonés» congelés... La commercialisation ne serait pas loin... Peut-être sera-t-il possible un jour de «cloner» des adultes en introduisant leurs chromosomes dans un oeuf dont on aura retiré le noyau (Barbellion).

La folie humaine peut aussi créer des chimères, des êtres hybrides (croisement d’êtres humains avec des animaux)... On pourra mêler leurs gènes, en empruntant au génome humain et au génome de tel animal...

L’Église réagit devant ces graves excès. Mais la morale catholique n’a pas souvent l’appui des mass médias, des milieux universitaires, des professionnels, pour faire prévaloir les lois du Seigneur et les dictées de la raison. Règne aujourd’hui une éthique séculière; elle fait suite à la déchristianisation. Il serait pourtant heureux de lire l’Instruction romaine du 22 février 1987 qui étudie l’embryon, cet «adulte en miniature», cette «personne en puissance». L’Église défend la vie et la saine raison, même si beaucoup s’en moquent et la croient réactionnaire.

Le nouveau Comité international de «bioéthique» (mot répandu depuis 1970), avec son approche interdisciplinaire, aura une lourde tâche à accomplir dans notre société pluraliste. Les chercheurs ne peuvent faire fi de la déontologie. Leur responsabilité morale est lourde.


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