LA SEXUALITÉ ET LA BIOÉTHIQUE

QUE PENSE L’ÉGLISE DES DONS D’ORGANES?

Lorsque Dieu rappelle quelqu’un à lui en permettant qu’il souffre du coeur, les docteurs peuvent-ils lui en procurer un nouveau et prolonger ainsi sa vie? N’est-ce pas aller contre le plan de Dieu pour nous?

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Le Seigneur ne nous défend pas de prolonger notre vie par les soins de la médecine. «Au médecin rends les honneurs qui lui sont dûs, en considération de ses services, car lui aussi, c’est le Seigneur qui l’a créé» (Si 38, 1). Se servir de notre intelligence et utiliser des moyens légitimes pour favoriser la vie qu’il nous a donnée ne peut que lui plaire.

Prélèvements et greffes, tissus (cornée, os, peau...) et organes (coeur, foie, reins...), comme don librement consenti, deviennent aux yeux de l’Église, un signe de solidarité fraternelle, selon la déclaration récente des évêques de France. Pourvu, évidemment, que tout se fasse dans le respect de la dignité humaine et des droits des personnes.

Certes, il ne faut pas briser les lois du Seigneur! Je ne puis tuer, ni hâter la mort d’une personne, pour me procurer son coeur ou l’un de ses organes vitaux. La «mort cérébrale» et toute certitude de décès doivent être constatées.

Il n’en est pas toujours ainsi! Le Tiers-Monde est exploité en pourvoyeur d’organes pour satisfaire les riches. Des enfants sont kidnappés et tués pour ce commerce lucratif et horrible.

Il en est de même au sujet des embryons qui, même morts, doivent être respectés dans leur dignité, comme l’exige la Charte des Droits de la Famille, établie par le Saint-Siège.

Une personne adulte peut donner - gratuitement - une partie de son corps, à l’exception des organes dont elle a besoin pour vivre, si le bienfait qui en découle le justifie.

La biomédecine fait des merveilles et nous devons nous en réjouir, aussi longtemps que ne sont pas bafoués les commandements de Dieu. Une transplantation du coeur ou d’autres organes ne sont normalement que choses louables, si les lois énoncées plus haut sont respectées (L’évangile de la vie, 86).


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