LA SEXUALITÉ ET LA BIOÉTHIQUE

PEUT-ON JUGER LES HOMOSEXUELS?

Est-ce qu’ils prennent trop de place dans la société?

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L’homosexualité fait qu’un homme est attiré sexuellement, érotiquement, surtout ou uniquement, vers quelqu’un de son sexe. Il en est de même pour les femmes qui sont lesbiennes. Cet attrait peut être passager, surtout pendant l’adolescence, ou durable, quand il s’agit de véritable homosexualité.

Comment expliquer cette tendance? La réponse n’est certes pas facile. Nous ne pouvons déterminer la part de l’hérédité, de l’éducation première, ni des influences qui s’exercent sur la vie physique et psychique d’un individu.

Aujourd’hui, beaucoup de groupes minoritaires cherchent leur place au soleil. Parmi eux, les «gais», les homosexuels et les lesbiennes. Ces gens ne choisissent pas leur condition homosexuelle. Pour beaucoup, c’est une lourde épreuve.

Ne jugeons personne, comme le Seigneur nous le demande (Mt 7, 1).

Il est évident, cependant, qu’à la lumière de l’évangile, nous pouvons juger de la moralité objective de certaines actions. Autrement, tout deviendrait subjectif. Dieu aurait parlé en vain. Dans son encyclique «La splendeur de la vérité», Jean-Paul II, en 1993, soulignait le lien entre liberté et vérité. La liberté de chaque individu doit se conformer à la vérité qui vient de l’enseignement de Dieu.

L’Église, se basant sur la Bible, a toujours enseigné que les actes d’homosexualité sont intrinsèquement mauvais, qu’ils sont contraires à la loi naturelle. Saint Paul condamne fortement de telles actions (Rm 1, 26-27).

Sans approuver les actions homosexuelles, nous devons accueillir les homosexuels, avec «respect, compassion et délicatesse», en évitant toute discrimination injuste. Ils ont droit à leur dignité, au travail, au logement, à moins d’un comportement désordonné.

Cependant, «il y a des domaines dans lesquels ce n’est pas une discrimination injuste de tenir compte de l’orientation sexuelle, par exemple dans le placement ou l’adoption d’enfants, dans l’engagement d’instituteurs ou d’entraîneurs sportifs, et le recrutement militaire» (Congrégation pour la Doctrine de la foi, juillet 1992).

En 1986, paraissait une instruction officielle, adressée aux évêques catholiques,à l’égard des personnes homosexuelles. De même en 1992, la Congrégation romaine pour la Doctrine de la Foi s’adressait aux évêques américains sur le même thème.

L’opinion publique porte à croire la condition homosexuelle indifférente, même bonne, tout comme la race, l’origine ethnique, le sexe. Le 8 février 1994, le Parlement européen approuvait la parité des droits au mariage et parité des droits à l’adoption pour les couples homosexuels. Le Saint-Siège a protesté vigoureusement.

Malgré les groupes de pression, l’Église croit, elle, que la condition homosexuelle est objectivement désordonnée. Elle n’est donc pas parfaitement inoffensive. Les lois qui le nieraient mettraient en danger la vie de la famille.

Mais respectons les personnes. «En tant que groupe ayant souffert plus que sa part d’oppression et de mépris, la communauté homosexuelle a un droit particulier à la préoccupation de l’Église», affirmait le cardinal Hume.

Les homosexuels aussi sont appelés à la sainteté. Pour cela, comme les hétérosexuels non mariés, ils doivent vivre la chasteté, grâce à la prière et aux sacrements (Catéchisme de l’Église catholique, 2357-8-9).


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