LE SACREMENT DE PARDON

Faut-il utiliser l’ancienne méthode de confession?

 

De quelle façon doit-on se confesser aujourd’hui? Est-ce qu’on doit utiliser l’ancienne formule d’il y a 50 ans: "Mon Père, je m’accuse d’avoir péché...," dire le nombre de fois, stipuler le temps de notre dernière confession, réciter l’acte de contrition, etc.?

Rien ne le défend. Vous pouvez utiliser avec profit la formule traditionnelle qui empêche parfois de bafouiller des phrases d’introduction.

Il est utile de mentionner la date approximative de votre dernière confession. Le confesseur pourra mieux vous connaître et se faire l’idée de l’état de votre conscience; ce qui fait partie de son rôle et de sa responsabilité. Aussi sent-il le besoin, parfois, de questionner à ce sujet.

Tout péché grave doit être accusé. L’Église, comme autrefois, demande que le nombre de fautes sérieuses soit mentionné, en autant que possible. Ainsi, une faute d’adultère est grave; mais si ce péché a été commis plus d’une fois, il importe de le signaler. Si le pénitent ignore le nombre exact de fois, qu’il dise le nombre approximatif.

Quant à l’acte de contrition, il n’est pas obligatoire de le réciter pendant la confession; il peut être bon de le faire. Ce qui importe, c’est de regretter ses péchés et d’avoir le ferme propos, la résolution de ne plus les commettre. Comment être bien disposé autrement? Comment progresser sans repentir?

L’Église nous invite à nous confesser en nous inspirant de la Parole de Dieu. En effet, l’Écriture Sainte fait appel à la pénitence et proclame le pardon divin. Pour une meilleure préparation à la confession, ne pourrions-nous relire un passage d’un psaume, une parole de Jésus ou un texte de saint Paul nous invitant à la révision de vie? Nous pouvons participer à des célébrations pénitentielles inspirées de la Parole de Dieu.

La confession demeure un geste d’amour, d’abord de Dieu qui pardonne; aussi de la part du pénitent qui se confesse pour mieux aimer.


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