PARENTS, ENFANTS ET ADOLESCENTS

Pourquoi Dieu permet-il la souffrance chez les enfants?

La souffrance, quel mystère! Nous sommes tous confrontés à la souffrance tôt ou tard. La nôtre, celle d’êtres qui nous sont chers. Personne ne peut expliquer le pourquoi de la souffrance, surtout celle d’êtres innocents, surtout celle des enfants.

Mais nous avons la foi. Au sein de la souffrance, nous pouvons jeter un regard sur le crucifix. Le Christ a choisi la voie difficile de la souffrance pour entrer dans la gloire, pour nous sauver. Nous sommes ses disciples, nous voulons marcher sur ses traces. "Si quelqu’un veut venir à ma suite", dit Jésus, "qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive" (Mt 16, 24).

La croix fait mal.

La souffrance unie aux souffrances de Jésus a valeur d’éternité. Puissions-nous nous exprimer comme saint Paul: "Je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l’Église" (Col 1, 24).

Il y a trop de souffrances perdues. La souffrance peut devenir notre plus belle prière si elle est assumée dans la foi. De la souffrance et de la mort jaillit la vie. Il en fut ainsi pour Jésus, il en fut ainsi pour la Vierge des Douleurs.

Écoutons Jésus: "Heureux les affligés, car ils seront consolés" (Mt 5, 5).

C’est dans la foi que nous pouvons pleurer la souffrance, la nôtre, celle des autres, physique ou morale, celle surtout des enfants.

N’hésitons pas à nous réfugier près de Jésus; il nous y invite: "Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai" (Mt 11, 28).

Le Seigneur sera toujours là au moment de nos peines. Offrons-lui d’avance la fin de notre vie, avec ses détachements, ses souffrances physiques et morales. Cette étape sera peut-être la plus riche de notre existence.


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