QUE PEUT FAIRE L’ÉGLISE POUR L’UNITÉ DES CHRÉTIENS?

 

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        Au niveau de l’Église entière, oeuvre le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.  On peut lui joindre le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.

            Au niveau diocésain, l’évêque doit désigner une personne compétente et une commission oecuménique diocésaine pour promouvoir l’activité oecuménique.  Cette commission peut être celle de plusieurs diocèses réunis.

            Prêtres et fidèles doivent se renseigner et se former à l’oecuménisme.  Il est important que les futurs prêtres et diacres permanents comprennent l’enjeu de l’unité des chrétiens et qu’ils soient formés dans le domaine de l’oecuménisme.

            Le baptême nous incorpore au Christ et à son Église; il crée entre les chrétiens un lien sacramentel.  Pourquoi ne pas nous rappeler ce baptême qui nous unit, alors que nous prions avec d’autres chrétiens?

            La communion avec ces autres chrétiens existe déjà, même si elle est imparfaite.  Nous pouvons l’exprimer en priant ensemble, lors de la “ Semaine de l’unité ”, en préparation à la Pentecôte, et en d’autres temps.

            Nous pouvons nous réjouir de l'action du Conseil oecuménique des Églises (COÉ).  En décembre 1998, à Harare, au Zimbabwe, en Afrique de l'Est, se tenait la 8e assemblée du COÉ, avec des représentants des 338 Églises membres: protestants, anglicans, orthodoxes, etc.; les femmes y jouèrent un grand rôle.  Les catholiques ne font pas partie du COÉ, mais participent au travail de certaines commissions et ils avaient des délégués à l'assemblée.  Le COÉ fêtait ses 50 ans d'existence.

            L’Église catholique a conscience qu'en elle subsiste l'Église apostolique.  Le concile Vatican II affirme que c'est, “ par la seule Église catholique du Christ... que peut s'obtenir toute la plénitude des moyens de salut ” (L'oecuménisme, No 3).  D'autres Églises possèdent certains de ces dons: la Parole de Dieu écrite, certains sacrements tels que le baptême et l'Eucharistie, la vie de la grâce, la foi, l'espérance et la charité, etc.  Les autres Églises “ ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut ” (l.c.).

            Les dialogues oecuméniques doivent se poursuivre, à tous les niveaux, surtout par les experts.  Il faut éviter l’irénisme, un faux oecuménisme à base d’une paix superficielle.  Il ne faut pas réduire la doctrine à un minimum commun.  Le partage des dons spirituels ne peut se faire sans restriction, et ce qui peut s’accomplir doit se réaliser selon des normes fixées par l’Église.

            La collaboration oecuménique peut s’exercer dans la pastorale des hôpitaux, des prisons, de l’armée, du monde des communications.  La collaboration peut livrer un témoignage précieux dans l’activité missionnaire.  Ne faut-il pas s’unir pour contrer l’athéisme, le matérialisme et la montée des sectes?  Cette collaboration devrait exister dans la vie culturelle, dans les questions sociales et éthiques, en tout ce qui touche la pauvreté, la dignité de la femme, l’aide aux migrants et aux réfugiés, l’écologie, la génétique, les mass media.

            Tous nous pouvons et devons oeuvrer à l'unité des chrétiens.



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