|
COMMENT RÉAGIR FACE AU LIVRE ET AU FILM DA VINCI CODE ?
Que répondre aux gens qui nous servent les faussetés du livre
et du film «Da Vinci Code » ?
* * *
Les vogues passent, avec leurs préférences. Le livre et le film
que vous mentionnez auront bientôt fait leur temps, et d’autres
produits des mass media paraîtront qui exerceront leur
influence bénéfique ou maléfique. En 2006, on faisait
manchette de «L’Évangile de Judas ». En 2007, il fut question
de la « tombe » de Jésus. On profite souvent du temps sacré de
Pâques pour attaquer la foi des chrétiens par des impostures,
que les vrais savants, archéologues ou autres, rejettent comme
des supercheries.
Le livre Da Vinci Code, paru en 2003, en format poche ou
régulier, s’est vendu à des millions d’exemplaires partout
dans le monde. Depuis le printemps 2006, un film élargit son
influence. Anges et démons et d’autres livres du même auteur
calomnient aussi l’Église.
Beaucoup de lecteurs et lectrices, envoûtés, croient que les
assertions de ce best-seller, Da Vinci Code, expriment la réalité
historique, alors qu’il est simple roman et fiction. Mais la
fiction ne repose-t-elle pas sur des éléments historiques, se
demanderont les lecteurs ébranlés. Le livre, même s’il est un
thriller, est bourré d’inventions et d’inexactitudes historiques et
bibliques. Il serait peut-être fastidieux de lire les volumes parus
récemment, composés de réfutations bien établies. Le bouquin
Da Vinci Code, lui, fascine l’imagination alors qu’il semble
dévoiler des codes secrets, tel celui du peintre Leonard de Vinci.
La fantaisie se substitue à l’histoire.
Lire ce livre comporte de sérieux dangers pour la foi, tout
comme le film, car ce qui est affirmé dans ce livre ou sur
l’écran, est de nature à nous influencer, même à notre insu.
Nous pouvons douter de ce que notre foi et l’histoire véritable
nous enseignent.
Le cardinal Tarcisio Bertone, théologien salésien, s’en est pris à
l’auteur américain Dan Brown, car il a créé la confusion chez
les catholiques. Le cardinal déplore les mensonges sur lesquels
repose ce livre traduit en plusieurs langues ; ce sont, dit-il,
«des histoires sans Histoire ».
Le cardinal réagissait par souci de pastorale. Il regrette surtout
que les jeunes, ceux de nos écoles, lisent cet écrit ou voient ce
film sans pouvoir discerner les erreurs, les faussetés que l’auteur
présente comme des vérités.
Voici quelques-unes des principales erreurs de Da Vinci Code :
- Au sujet de la divinité de Jésus :
Dan Brown affirme que la divinité de Jésus ne fut acceptée dans
l’Église que lors du premier concile oecuménique, à Nicée, en
325. Bien au contraire, les évangiles de Matthieu, Marc, Luc et
Jean, les lettres de saint Paul, les écrits des Pères de l’Église et
la liturgie des premiers siècles attestent que la foi en la divinité
de Jésus a été acceptée comme un fait indéniable, incontestable,
établi et reconnu dès le tout début du christianisme. Quelles
que soient les affirmations gratuites et pseudo-scientifiques de
Dan Brown, nous croyons, comme les chrétiens des premiers
siècles, en la divinité de Jésus Christ, malgré les attaques des
ennemis de notre foi et de l’Église.
La foi chrétienne repose sur la rencontre du Christ Jésus, Fils
de Dieu, Dieu lui-même, une rencontre qui, depuis le début, a
bouleversé des existences et transformé des vies. C’est cette
rencontre qui, au long des siècles, a saisi et enflammé les coeurs
et les esprits, d’Augustin d’Hippone à François d’Assise, de
Thérèse d’Avila à Teresa de Calcutta, de Charles de Foucauld à
Karol Wojtyla. C’est cette rencontre, cette présence, cet amour
qui, encore et toujours, nous rejoint, nous habite, nous fait
vivre... (Bertrand Ouellet, Pastorale-Québec, avril 2007, p. 28).
- Au sujet du mariage de Jésus :
L’écrivain Brown blâme l’Église catholique d’avoir caché le fait
que Jésus et Marie-Madeleine se soient mariés et aient eu des
enfants. L’Église n’a pas manipulé l’histoire. Les évangiles sont
limpides et rien, absolument rien, n’indique que Jésus se soit
marié ou ait eu des enfants. Affirmer le contraire est pure
fabulation et va contre l’histoire authentique.
C’est fantaisie également de proclamer que l’Église ait
déclenché une persécution contre Marie-Madeleine, dans l’espoir
de la dénigrer et de rabaisser la femme. L’Église honore
Marie-Madeleine comme sainte.
Il faut que les catéchètes, les agents de pastorale et tous ceux
qui enseignent la religion réfutent de telles fantaisies erronées
qui sabotent l’Église et la foi catholique. Ils doivent inviter leur
auditoire, ceux et celles qui tiennent à la lecture de ce livre, ou
qui visionnent ce film, de le faire avec la conviction qu’ils ne
présentent pas un récit historique et que toute altération des
faits qui contredisent les données bibliques sont sans fondements.
Que le livre soit lu comme un roman, sans plus, et que le film
soit aussi regardé comme tel ; car c’est ce qu’ils sont, le fruit de
l’imaginaire.
| Nouveautés | Sommaire | Page principale |
|